10.09.2011

Des gènes de la sclérose en plaques identifiés.

Une étude coopérative internationale a mis au jour de nouvelles variations génétiques liées à la sclérose en plaques. L’article publié aujourd’hui dans Nature révèle des informations cruciales sur les mécanismes sous-jacents de ce trouble neurodégénératif complexe, tant dans ses causes que dans son diagnostic et son évolution variable d’une personne à l’autre.

Les scientifiques Alasatir Compston et Peter Donnelly de la Genome-Wide Association Study (GWAS) ont analysé les différences génétiques entre plus de 9 000 personnes atteintes de sclérose en plaques et 17 000 autres constituant l’échantillon de référence. L’étude a permis de confirmer le rôle d’une vingtaine de séquences ADN (régions de gènes) dans la maladie, mais en a aussi identifié vingt-neuf nouveaux.

La sclérose en plaque est susceptible de surgir d’une vaste région génétique, identifiée comme complexe majeur d’histocompatibilité (CMH). Cette zone de l’ADN joue un rôle primordial dans le système immunitaire. Mais les lymphocytes T (globules blancs garants de l’immunité cellulaire), lorsqu’ils sont surreprésentés dans le patrimoine génétique, pourraient être impliqués dans le processus de développement de la maladie.

Source : Nature, APF.

06:13 Écrit par Rafaël dans actualité SEP | Commentaires (4) | Tags : sep

05.07.2011

SEP – recherche.

DR6 : un double rôle dans la prévention de la démyélinisation ?

Une nouvelle approche favorisant la remyélinisation et inhibant l’activation auto-immune.

Biogen Idec, leader en matière de recherche et de développement de traitements destinés aux personnes atteintes de la sclérose en plaques (SEP), a annoncé hier les résultats d’une étude suggérant que l’inhibition de la fonction du récepteur de mort 6 (DR6), qui bloquerait la réponse auto-immune tout en favorisant la remyélinisation, pourrait représenter une nouvelle approche pour le traitement de la sclérose en plaques. Les données des modèles in vitro et in vivo ont été publiées hier en ligne et paraîtront dans le numéro de juillet de la revue « Nature Medicine ». (*)

« Pour découvrir de nouveaux traitements contre cette maladie complexe, nous utilisons une approche qui sort des sentiers battus des traitements actuels de la SEP, a expliqué le Docteur Sha Mi, chercheur distingué en neurobiologie chez Biogen Idec. Nos études in vivo et in vitro montrent que l’inhibition ou le blocage de la fonction du DR6 entraînent une remyélinisation axonale importante. Ces données prouvent de manière convaincante qu’il vaut la peine de poursuivre les recherches en utilisant cette approche ciblée. Cela pourrait en effet aboutir à de nouvelles possibilités importantes pour le traitement des maladies démyélinisantes, telles que la SEP. »

La SEP affecte chaque personne différemment. Il est donc nécessaire de développer davantage d’options thérapeutiques ciblant une grande diversité de situations, afin de pouvoir répondre aux divers besoins des patients. Cette étude est la toute première à démontrer le rôle négatif que joue le DR6 dans la régulation de la remyélinisation au niveau du système nerveux central.

(*) « Nature Medicine » est une revue scientifique mensuelle à comité de lecture spécialisée dans tous les domaines concernant la recherche biomédicale.

À suivre…

06:53 Écrit par Rafaël dans actualité SEP, SEP | Commentaires (13) | Tags : sep

29.06.2011

Cladribine – un espoir qui s’envole.

Le laboratoire allemand Merck renonce à la cladribine, un traitement oral de la sclérose en plaques qu’il venait de lancer dans plusieurs pays.

L’Europe a refusé de donner son feu vert à la cladribine, estimant que les bénéfices ne sont pas supérieurs aux risques induits par le nouveau traitement.

Il est exceptionnel qu’un laboratoire tue un produit à ce stade de développement, alors qu’il lui a déjà coûté des dizaines ou des centaines de millions d’euros. Mais prolonger les efforts aurait coûté très cher, sans garantie de succès.

C’est un exemple spectaculaire de la nouvelle donne dans la pharmacie, des exigences toujours plus fortes des autorités sanitaires, et de la réduction du nombre de nouveaux produits qui en découle.

09:18 Écrit par Rafaël dans actualité SEP, SEP | Commentaires (1) | Tags : sep

30.05.2011

Ampyra.

L’Agence Européenne du Médicament vient de  donner son feu vert pour la mise sur le marché du médicament Ampyra d’Acorda Therapeutics. Il s’agit d’un traitement pour améliorer la mobilité des patients atteints de sclérose en plaques.

Ce produit n'est pas un traitement permettant de traiter la maladie, mais un médicament permettant de rétablir les conductions nerveuses des axones démyélinisés.

Le traitement consiste en l'administration de 10 mg à libération prolongée de 4-aminopyridine (dalfampridine) deux fois par jour.

Les comprimés agissent en bloquant les canaux de potassium dans les nerfs démyélinisés, ce qui réduit la perte d'activité électrique des axones et restaure la conduction neuronale, ainsi que le potentiel d'action.

À suivre de près…

ampyra.jpg

09:25 Écrit par Rafaël dans actualité SEP, SEP | Commentaires (8) | Tags : sep

10.04.2011

SEP – bonnes nouvelles.

Découverte.

Des chercheurs britanniques affirment avoir découvert une méthode qui pourrait permettre de réparer les séquelles provoquées par la sclérose en plaques au niveau du système nerveux.

La découverte est présentée comme une percée majeure dans la lutte contre la sclérose en plaques. Les chercheurs des universités de Cambridge (Angleterre) et d'Édimbourg (Écosse) ont identifié « un moyen par lequel les cellules souches du cerveau peuvent être encouragées à réparer » les séquelles provoquées par la maladie, rapporte l'AFP. Il s'agit de séquelles au niveau de la gaine de myéline, qui est l'enveloppe protégeant les nerfs du cerveau de la moelle épinière. La sclérose en plaque a tendance à la dégrader.

Le professeur Robin Franklin, directeur du Centre pour la sclérose en plaques à l'Université de Cambridge, estime que la méthode « ouvre la possibilité d'une nouvelle thérapie régénératrice de cette maladie ».

La découverte devrait ainsi mener à des essais cliniques dans les cinq ans à venir. Un traitement pourrait voir le jour d'ici 15 ans.

Autorisation.

Novartis vient de recevoir l'approbation, attendue, de la Commission européenne pour Gilenya, premier traitement par voie orale pour la sclérose en plaques. Gilenya a donc été approuvé dans l'Union européenne pour les formes rémittentes de la sclérose en plaques, les plus communes de la maladie, pour les personnes ne répondant pas au traitement par interféron bêta, traitement sur lequel Gilenya a montré une efficacité supérieure.

« C’est une étape importante dans la façon de gérer cette maladie chronique débilitante en Europe », déclare le professeur Hans-Peter Hartung, professeur et président, du Département de Neurologie, Université Heinrich-Heine (Allemagne). « Gilenya est le premier traitement approuvé pour la SEP qui offre une efficacité significative dans une capsule unique, qui, pour de nombreux patients, apporte une solution bienvenue et supplémentaire. »

09:58 Écrit par Rafaël dans actualité SEP, SEP | Commentaires (1)

11.03.2011

Scoop porteur d’espoir.

flash.gif

Homologation du premier traitement oral contre la sclérose en plaques au Canada.

Réduction significative du taux de poussées de sclérose en plaques et de la progression de la maladie !

Dorval, Québec, ce 10 mars 2011, Novartis Pharma Canada Inc. annonce que GilenyaMC (fingolimod), son nouveau traitement contre la sclérose en plaques (SP), a reçu l'avis de conformité au Canada. GilenyaMC (fingolimod), est le premier médicament oral modificateur de l'évolution de la maladie mis au point pour le traitement de la sclérose en plaques cyclique (avec poussées et rémissions, aussi appelée SP rémittente) chez l'adulte, soit la forme la plus courante de la maladie. Contrairement aux traitements offerts jusqu'à présent et qui nécessitent tous des injections ou des perfusions régulières ou quotidiennes. Gilenya est offert sous forme de capsule à 0,5 mg à prise mono quotidienne par voie orale et constitue une option de traitement efficace et commode contre une maladie complexe et chronique. Gilenya est approuvé pour les patients qui ont essayé un ou plusieurs autres traitements contre la SP mais qui n'y répondaient pas adéquatement ou y étaient intolérants.

Lire la suite

05:01 Écrit par Rafaël dans actualité SEP, SEP | Commentaires (6) | Tags : sep, gilenya

28.09.2010

Gilenya.

Novartis vient d’annoncer, ce 21 septembre, que la US Food and Drug Administration (FDA) a approuvé le traitement Gilenya (TM) (fingolimod) 0,5 mg par jour, sous forme d’une simple capsule, en traitement de première intention pour les formes rémittentes de la sclérose en plaques, les plus communes de la maladie. L’approbation de la FDA rend Gilenya le premier traitement oral indiqué pour les formes rémittentes de la SEP disponible aux États-unis, jusque là traitées par traitement par injection.

« C’est un jour important et encourageant pour les gens atteints de formes rémittentes – c’est-à-dire entrecoupées de périodes de rémission- de SEP aux États-Unis»,
a déclaré Nicholas LaRocca, vice-président de la Recherche à la National Multiple Sclerosis Society. « Cette nouvelle option de traitement conjugue une efficacité significative et le confort d’une simple capsule, c’est une alternative bienvenue aux injections fréquentes. »

Gilenya
réduit la fréquence des poussées et contribue à ralentir l’accumulation des problèmes physiques causés par la SEP. Dans les essais cliniques, Gilenya a prouvé une sécurité une bonne tolérance sur plus de 2.600 patients participants aux essais cliniques, dont certains sont dans leur 7ème année de traitement, soit plus de 4.500 années - patients d’expérience.

Grâce à un mécanisme d’action novateur, Gilenya peut considérablement améliorer les résultats cliniques chez les patients atteints de formes rémittentes de la SEP lorsqu’il est utilisé conformément à l’étiquetage approuvé. Son approbation a été fondée sur un large programme d’essais cliniques et sur des données combinées provenant d’études cliniques : efficacité significative dans la réduction des récidives, dans le risque de progression de l’invalidité, et dans le nombre de lésions cérébrales détectées par IRM.

Gilenya
est le premier d’une nouvelle classe thérapeutique appelés « récepteurs sphingosine 1-phosphate » (S1PR) modulateurs. Gilenya réduit l’attaque du système immunitaire sur le système nerveux central en conservant certains globules blancs (lymphocytes) dans les ganglions lymphatiques. Cela empêche les globules blancs d’atteindre le système nerveux central, où ils pourraient attaquer le revêtement de protection autour des fibres nerveuses, entraînant des dommages dans les cellules nerveuses. Le maintien de globules blancs est réversible si le traitement par Gilenya est arrêté.

Gilenya
a été soumis à l’Agence européenne des médicaments (EMA). L’examen réglementaire de l’EMA est toujours en cours.

Sources : Novartis, National Multiple Sclerosis society (Visuels), traduction, adaptation, mise en ligne Yann-Mickaël Dadot, Santé log, le 22 septembre 2010, FDA

04:58 Écrit par Rafaël dans actualité SEP, SEP | Commentaires (6)

13.02.2010

CLARITY.

Hibou (1)

 

L’étude CLARITY que vient de publier le New England of Medicine sur l’usage de la cladribine dans la sclérose en plaques (SEP) est la suivante : « Le traitement par les comprimés de cladribine réduit significativement le taux de rechutes, le risque de progression du handicap et l’activité de la maladie évaluée à l’IRM à 96 semaines ». Le compte-rendu de l’étude, publié d’abord on line le 20 janvier, a utilisé une nouvelle formulation de la molécule en comprimés, développée par Merck Serono (groupe Merck KGaA, Darmstadt, Allemagne). Il s’agissait d’une étude de phase 3, phase qui précède immédiatement la disponibilité du médicament pour prescription aux patients.

Cette étude en double-aveugle versus placebo, de près de 2 ans, a suivi 1.326 patients présentant une forme rémittente récidivante de la SEP. CLARITY marque une avancée importante dans l’abord thérapeutique de la SEP selon le Dr Gavin Giovannoni (Queen Mary University London, Blizard Institute of Cell and Molecular Science, Barts and the London School of Medicine and Dentistry, Londres), investigateur principal de l'étude et l’un des auteurs de la publication.

CLARITY signifie CLAdRIbine Tablets Treating MS OrallY, MS pour multiple sclerosis, nom anglais de la SEP.

Les patients de CLARITY, atteints d'une forme rémittente récidivante de la SEP (selon les critères révisés de McDonald) ont été répartis dans l'un des trois groupes de traitement pour recevoir soit les comprimés de cladribine à l'une des deux posologies testées, soit un placebo (ratio 1:1:1). Au cours de la première année de l’étude, 2 (dose totale de 3,5 mg/kg) ou 4 (dose totale de 5,25 mg/kg) cycles de traitement par cladribine ont été administrés, chaque cycle correspondant à une administration quotidienne unique du produit pendant 4 à 5 jours consécutifs, ce qui signifie que les patients n'ont été traités par les comprimés que pendant 8 à 20 jours pendant la première année. Au cours de la seconde année, 2 cycles de traitement ont été administrés à tous les patients, ce qui signifie que les patients n’ont été traités par cladribine que pendant 8 à 10 jours pendant la deuxième année.

La formulation orale exclusive de la cladribine développée par Merck Serono est un médicament expérimental pour le traitement des patients atteints de SEP de forme rémittente. C’est une molécule de synthèse qui agirait sur le comportement et la prolifération de certains des lymphocytes qui seraient impliqués dans le processus pathologique de démyélinisation.

La cladribine a été soumise à d’autres études : ORACLE MS (ORAl CLadribine in Early MS), essai de phase 3 versus placebo de 2 ans pour évaluer efficacité et tolérance de la molécule en monothérapie chez les patients à risque de SEP (patients ayant présenté un premier événement évoquant une SEP) ; ONWARD (Oral Cladribine Added ON To Interferon beta-1a in Patients With Active Relapsing Disease), essai de phase 2 versus placebo conçu principalement pour évaluer la tolérance de la cladribine en complément chez des patients atteints d'une SEP récidivante et ayant présenté des signes de rechute sous interféron-bêta.

Source : Communication Merck Serono.

À suivre donc…

06:46 Écrit par Rafaël dans actualité SEP, SEP | Commentaires (0) | Tags : sep

24.08.2009

SEP - encore une piste.

Le 17 août dernier vous avez pu lire un article encourageant pour les personnes atteintes de sclérose en plaques http://carpe-diem-lbsp.skynetblogs.be/post/7220646/sep--du-nouveau.

 

 

 Aujourd’hui, en voici un autre.

 

 

Traiter la sclérose en plaques via l'hypertension.

 

 

Un médicament contre l'hypertension artérielle serait efficace pour traiter la sclérose en plaques et empêcher, voire inverser, les paralysies qui en résultent, selon une étude conduite sur des souris de laboratoire dont les résultats ont été publiés lundi. Ces travaux ont été publiés dans les Annales de l'Académie nationale américaine des sciences (PNAS), datées du 17 août 2009.

 

 

Les chercheurs ont provoqué chez les animaux des lésions cérébrales similaires à celles responsables de la sclérose en plaques chez les humains. Certaines souris ont ensuite été soignées avec du lisinopril, un médicament générique contre l'hypertension artérielle développé par la firme pharmaceutique américaine Merck et commercialisé sous le nom de Prinivil.

 

 

Les souris ayant reçu le médicament ont produit un grand nombre de cellules immunitaires appelées lymphocytes T. Ces cellules empêchent chez les souris de laboratoire comme chez les humains les maladies auto-immunes dans lesquelles le système immunitaire attaque des cellules et tissus sains de l'organisme. Les animaux traités avec le lisinopril n'ont pas développé les symptômes de la maladie. Les souris déjà paralysées, elles, ont rapidement connu une disparition de leur paralysie, explique le Dr Lawrence Steinman, professeur de neurologie à la faculté de médecine de Stanford (Californie, ouest), principal auteur de l'étude.

 

Selon le Dr Steinman, les résultats de cette recherche laissent penser que le lisinopril pourrait avoir le même effet chez des personnes atteintes de sclérose en plaques ou même souffrant d'autres maladies auto-immunes. Le Dr Steinman souligne l'importance de tester le lisinopril et d'autres médicaments contre l'hypertension chez des malades atteints de sclérose en plaques.

 

 

Pour ce faire il s'efforce de mobiliser des fonds pour conduire des essais cliniques en 2010.

 

 

Source : AFP.

07:07 Écrit par Rafaël dans actualité SEP, SEP | Commentaires (2) | Tags : sep

17.08.2009

SEP – du nouveau.

Des chercheurs dominent la sclérose en plaques chez des animaux.

Un nouveau traitement expérimental pour la sclérose en plaques (SEP) rétrocède complètement cette affection auto-immune aux effets dévastateurs chez des souris, et pourrait agir exactement de la même façon chez les humains, selon des chercheurs de l'Institut Lady Davis pour la recherche médicale associé à l'Hôpital général juif de Montréal et de l'Université McGill.

Le nouveau traitement, nommé GIFT15, pousse la SEP en rémission en supprimant la réaction immunitaire. Cela signifie qu'il pourrait aussi être efficace contre d'autres maladies auto-immunes, comme la maladie de Crohn, le lupus et l'arthrite, soulignent les chercheurs et qu'il pourrait en théorie aussi contrôler les réactions immunitaires chez des greffés d'organe. Par ailleurs, contrairement aux thérapies immunosuppressives précédentes à base de médicaments chimiques, cette approche est une forme personnalisée de thérapie cellulaire qui utilise les propres cellules du corps pour supprimer l'immunité de façon beaucoup plus ciblée.

Le GIFT15 a été découvert par une équipe dirigée par le Dr Jacques Galipeau de l'Institut Lady Davis et de la Faculté de médecine de McGill. Les résultats ont été publiés le 9 août 2009 dans la revue Nature Medicine.


Le GIFT 15 se compose de deux protéines, la GSM-CSF et l'interleukine 15, fusionnées artificiellement en laboratoire. En temps normal, les protéines individuelles agissent généralement pour stimuler le système immunitaire, mais sous leur forme fusionnée, l'équation s'inverse.


« Vous connaissez ces animaux mythiques à la tête d'aigle et au corps de lion ? On les appelle des chimères. Dans un sens lyrique, c'est ce que nous avons créé », indique le Dr Galipeau, un spécialiste de renommée mondiale en régénération cellulaire affilié au Centre du cancer Goodman de l'Hôpital général juif et du Centre de recherche translationnelle sur le cancer de McGill. « Le GIFT 15 est une nouvelle hormone protéique composée de deux protéines distinctes qui, lorsqu'on les réunit, donne un effet biologique tout à fait inattendu. »


Cet effet, d'expliquer le Dr Galipeau, convertit les cellules B - une forme de lymphocytes B qui interviennent normalement dans la réaction immunitaire - en de puissantes cellules immunosuppressives. À la différence de leurs cousins mieux connus, les lymphocytes T, les lymphocytes B naturellement immunosuppressifs sont presque inconnus dans la nature et l'idée de les utiliser pour contrôler l'immunité est très nouvelle.


« Le GIFT 15 peut prendre vos cellules B ordinaires normales et les transformer - à la manière de Superman ou du Docteur Jekyll et de Mister Hyde - en cellules B régulatrices superpuissantes », poursuit le Dr Galipeau. « Et cela se fait dans une boîte de Pétri. Nous avons pris des cellules B normales de souris, nous les avons saupoudrées du GIFT 15, ce qui a donné lieu à cet effet Jekyll et Hyde. »


« Et après les avoir administrées par voie intraveineuse aux souris atteintes de sclérose en plaques, la maladie a disparu. »


La maladie doit être prise au tout premier stade, met en garde le Dr Galipeau, et des études cliniques seront nécessaires pour éprouver l'efficacité et l'innocuité du traitement chez les humains. Aucun effet secondaire important n'est apparu chez les souris, a-t-il ajouté, et le traitement a été complètement efficace avec une seule dose.


« Il est facile de prélever des cellules B chez un patient », indique le spécialiste. « C'est semblable à donner du sang. Nous les purifions en laboratoire, nous les traitons avec le GIFT 15 dans une boîte de Pétri et nous les redonnons au patient. C'est ainsi que nous avons procédé pour les souris, et nous estimons pouvoir procéder ainsi avec des patients. Ce serait très facile de passer à l'étape suivante, il s'agit seulement de trouver les ressources financières et les partenariats pour concrétiser le tout. »

Source : Université McGill de Montréal.

Article : A granulocyte-macrophage colony–stimulating factor and interleukin-15 fusokine induces a regulatory B cell population with immune suppressive properties.

Auteurs : Moutih Rafei, Jeremy Hsieh, Simone Zehntner, MengYang Li, Kathy Forner, Elena Birman, Marie-Noëlle Boivin, Yoon Kow Young, Claude Perreault & Jacques Galipeau.

Journal de publication : Nature Medicine

07:00 Écrit par Rafaël dans actualité SEP, SEP | Commentaires (4) | Tags : sep

Toutes les notes