31.01.2011

Le jardin des Bonheurs.

[...] LE BONHEUR. Je vois bien que tu ne sais rien... Je suis le chef des Bonheurs-de-ta-maison ; et tous ceux qui sont ici sont les autres Bonheurs qui t'habitent...

TYLTYL. Il y a donc des Bonheurs à la maison ?...

LE BONHEUR. Vous l'avez entendu !... S'il y a des Bonheurs dans ta maison !... Mais, petit malheureux, elle est pleine à faire sauter les portes et les fenêtres !... Nous rions, nous chantons, nous créons de la joie à refouler les murs, à soulever les toits ; nous avons beau faire, tu ne vois rien, tu n'entends rien... J'espère qu'à l'avenir tu seras un peu plus raisonnable... En attendant, tu vas serrer la main aux plus notables... Une fois rentré chez toi, tu les reconnaîtras ainsi plus facilement... Et puis, à la fin d'un beau jour, tu sauras les encourager d'un sourire, les remercier d'un mot aimable, car ils font vraiment tout ce qu'ils peuvent pour te rendre la vie légère et délicieuse... Moi d'abord, ton serviteur, le Bonheur-de-se-bien-porter... Je ne suis pas le plus joli, mais le plus sérieux... Tu me reconnaîtras ?... Voici le Bonheur-de-l'air-pur qui est à peu près transparent... Voici le Bonheur-d'aimer-ses-parents, qui est vêtu de gris et toujours un peu triste, parce qu'on ne le regarde jamais... Voici le Bonheur-du-ciel-bleu, qui est naturellement vêtu de bleu ; et le Bonheur-de-la-forêt qui, non moins naturellement, est habillé de vert, et que tu reverras chaque fois que tu te mettras à la fenêtre... Voici encore le bon Bonheur-des-heures-de-soleil qui est couleur de diamant, et celui du printemps qui est d'émeraude folle...

TYLTYL. Et vous êtes aussi beaux tous les jours ?...

LE BONHEUR. Mais oui, c'est tous les jours dimanche, dans toutes les maisons, quand on ouvre les yeux... Et puis, quand vient le soir, voici le Bonheur-des-couchers-de-soleil, qui est plus beau que tous les rois du monde ; et que suit le Bonheur-de-voir-se-lever-les-étoiles, doré comme un dieu d'autrefois... Puis, quand il fait mauvais, voici le Bonheur-de-la-pluie qui est couvert de perles, et le Bonheur-du-feu-d'hiver qui ouvre aux mains gelées son beau manteau de pourpre... Et je ne parle pas du meilleur de tous, parce qu'il est presque frère des Grandes Joies limpides que vous verrez bientôt, et qui est le Bonheur-des-pensées-innocentes, le plus clair d'entre nous... Et puis, voici encore... Mais vraiment, ils sont trop !... Nous n'en finirons pas, et je dois prévenir d'abord les Grandes Joies qui sont là-haut, au fond, près des portes du ciel, et ne savent pas encore que vous êtes arrivés... Je vais leur dépêcher le Bonheur-de-courir-nu-pieds-dans-la-rosée, qui est le plus agile... [...]

 

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Maurice Maeterlinck (1862-1949), L’oiseau bleu, éd. Labor.

05:40 Écrit par Rafaël dans général | Commentaires (4)

30.01.2011

Mots et Grumots.

Marc Escayrol, est un spécialiste de la lexicographie détournée.

C’est ainsi que « haïr » est le synonyme du verbe être dans les régimes fascistes, car on n’y apprend pas « je suis, tu es » mais « je hais, tu suis ».

Un « policier de proximité » est un policier qui tire à bout portant.

Un « chirurgien esthétique » devient un marchand d’âge.

Un « homosexuel » un homme qui a souvent des états dame.

Quant à l’expression « dernier cri », elle désigne une obsession féminine fatale à l’homme, car une femme qui veut que son mari lui achète une robe dernier cri aura toujours le dernier mot.

Les personnages célèbres ne sont pas épargnés, Clinton étant « un ancien Président des États-unis, impliqué dans l’Affaire Lewinski, pour laquelle il a toujours exigé en vain une reconstitution », et Tarzan « un personnage qui a mal tourné car il a été élevé avec des singes qui n’étaient pas de son âge »...

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05:09 Écrit par Rafaël dans humour | Commentaires (8)

29.01.2011

La vie du groupe en janvier.

Samedi 22 janvier fut une journée festive placée sous le double signe de la gastronomie et de l’amitié.bavoir.jpg

En effet, nous nous sommes retrouvés au restaurant « Les Tables de Breughel » pour partager un petit repas sympa et de fêter ensemble la nouvelle année. Un menu tout simple (apéro – fondue bourguignonne – tarte aux pommes maison) qui a ravi les convives.

À cette occasion, Marie-Thérèse, officiant en tant que Grand-maître, a intronisé deux sympathisants : Lucien et Lucienne qui font désormais partie de l’ « Ordre du Bavoir »  avec le titre de berlafeûx de deuxième classe.

Et puis, ce mercredi 26, nous étions 13 membres à table pour tirer les rois. Avec un peu (beaucoup) de retard, certes, mais on ne sait plus faire sauter les crêpes dans notre salle de réunion… Alors que la frangipane aux pommes, elle, ne demande pas le moindre effort pour être engloutie.

Après un découpage expert de Marie-Christine et une distribution au hasard, cette année, le gagnant est… une gagnante : Rosette !

Après le sacre et la photo traditionnelle, elle a choisi son prince charmant de mari, Paul. Une mauvais langue a même dit que c’était le « prince qu’on sort »…

La prochaine réunion aura lieu le mercredi 23 février à 14 heures.

D’ici là, portez vous bien !

06:00 Écrit par Rafaël dans groupe, SEP | Commentaires (5)

28.01.2011

La sardine.

Combien de sardines avalons-nous ainsi quotidiennement sans nous en rendre compte, sans les déguster ?

Tout d’abord une petite définition du dictionnaire ...

Sardine. Nom féminin du latin sardina piscis « poisson de Sardaigne »

1. Espèce (Sardina pilchardus ) de poissons clupéidés (25 cm de long, au maximum), au corps comprimé latéralement, au dos bleu-vert, au ventre argenté, pélagique grégaire, largement distribuée dans toutes les mers du globe, essentiellement dans les zones tempérées (de 11 à 20 °C ). La sardine donne lieu à une pêche active, aussi bien industrielle qu’artisanale, dont l’essentiel est destiné à la conserve. Les principaux pays producteurs sont le Maroc, l’Espagne, le Portugal, l’Italie et la France.

2. Familier : Être serré comme des sardines, très serrés, trop nombreux dans un espace restreint.

3. Figuré et populaire : Galon de caporal (de brigadier) ou de sous-officier.

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Mais revenons à notre sujet... Voici une petite histoire...

Pendant l’occupation, en France, la nourriture était rare.

Un jour, Pierre arrive à se procurer à prix d’or une chose inouïe : une boîte de sardines !

Il invite Jean-François, un de ses amis, pour déguster ce délice que ni l’un ni l’autre n’avaient eu sous la dent depuis ce qui leur semblait une éternité.

Le grand jour arrive, ils se mettent à table, ouvrent délicatement la boîte et prennent chacun une sardine.

Tout en préparant leur frugal repas, ils se mettent à discuter religion. La discussion s’envenime, et Pierre, en anti-clérical convaincu, descend en flammes l’Église, alors que Jean-François la défend.

Puis soudain, Pierre pousse un grand cri : « La sardine ! »

« Quoi, la sardine ? » lui demande Jean-François.

« Pris dans notre discussion, je l’ai avalée sans même m’en rendre compte ! »

Et la morale à cette histoire ?

Combien de sardines avalons-nous ainsi quotidiennement sans nous en rendre compte, sans les déguster ?

Non seulement une simple bouchée de pain peut, lorsqu’elle est mâchée et savourée, nous apporter du plaisir, mais il en va de même pour tout.

En nous connectant avec notre corps, nous pouvons éprouver du plaisir au toucher d’un tissu ou de la texture d’une peau, au moelleux d’un fauteuil, à la chaleur d’un radiateur ou d’un rayon de soleil, à la caresse du vent, à un sourire...

... nous pouvons sentir chaque partie de notre corps et l’habiter vraiment, au lieu d’être des esprits sans cesse tendus qui prétendent ne pas avoir de corps...

... avez-vous déjà essayé de jeûner ? Même une journée, la semaine vous aidera à goûter la joie des nourritures saines, le goût d’un verre d’eau, d’une feuille de salade, d’un fruit...

Pensez à la sardine, et ne laissez pas les préoccupations, les soucis, le travail, la vie trépidante vous envahir 24 heures sur 24.

Donnez-vous du temps pour vous.

Donnez-vous du temps pour les personnes que vous chérissez et aimez.

Donnez-vous du temps pour comprendre ce qui important et laissez tomber un peu les choses qui ne font que vous consommer du temps et qui ne vous apportent rien.

Donnez-vous du temps pour ne pas en perdre !

Même 30 secondes peuvent être une éternité pour qui sait les goûter.

06:13 Écrit par Rafaël dans à méditer, général | Commentaires (6)

27.01.2011

Énigme n° 207.

L’énigme précédente n’a pas été résolue. Pourtant…

Vous trouverez donc la solution dans les commentaires de la note.

Et celle-ci, elle vous parle ?

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À vos commentaires !

07:30 Écrit par Rafaël dans énigmes | Commentaires (4)

26.01.2011

Une véritable plaie.

Un peu de respect !

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04:45 Écrit par Rafaël dans à méditer, humour | Commentaires (6)

25.01.2011

Dis papa, c’est quoi l’amour ?

L’amour, mon enfant, comment te l’expliquer
Car il ne se voit pas, ni ne s’entend, ni bouge
Cent mille mots ne pourraient suffire à l’exprimer
Comme ne peuvent se décrire ni le bleu ni le rouge.

Alors pour commencer il va falloir te dire
Au moins le plus facile à comprendre pour toi
Et peut-être, j’espère, ça te fera sourire
Te révéler en mots tout ce qu’il n’est pas.

L’amour n’est pas vouloir que l’autre soit heureux
Que ses agissements comblent presque tes vœux,
L’amour n’est pas non plus dans l’acte de service
Ni vouloir soulager les autres de leurs vices.

L’amour n’est pas non plus dans le dire « je t’aime »
Pas plus dans les baisers distribués sans compter
Il n’est pas de vouloir adopter pour emblème
L’étendard du combat contre toute impiété.

L’amour n’est pas dans l’acte de fornication
Ni caresses ni tendresse, ni plaisir du don
Pas plus dans les pensées d’amours éternelles
Que l’on a pour quelqu’un et qui rend la vie belle.

Car l’amour est sans forme et hors de volonté
Et seul qui l’a connu et expérimenté
Peut savoir ce qu’il est sans pouvoir en parler.

L’amour c’est cette feuille qui naît sur ce bouleau
Ce rayon de soleil qui baigne ce coteau
Ce ruisseau chantant qui caresse les pierres
Mises sur son chemin et qu’il laisse en arrière.

L’amour est ce grand vide, ce néant sans pensée
Cette place que l’on fait à cette immensité
Pour lui permettre d’être, de toucher, d’exister
Afin que sans entrave il vienne nous submerger.

L’amour existe aussi dans ce qui nous empêche
De reconnaître l’autre comme quelqu’un d’étranger,
De porter un avis un jugement un prêche
Sur un homme, une action, ou un acte insensé.

L’amour est cette ardeur, cette reconnaissance
D’une parcelle d’esprit intangible, immuable,
Sans commencement ni fin présent dans ton essence
Qui ôte au fond de toi la notion de coupable

Mais Papa c'est quoi l’amour ?

L’amour mon enfant, dans ce moment présent
Ton écoute attentive et ton questionnement,
Impalpable moteur de l’univers entier
Ne le ressens-tu pas, tu viens de l’exprimer.

Anne O.

06:17 Écrit par Rafaël dans à méditer, amour | Commentaires (7)

24.01.2011

À méditer.

Dans leur grande sagesse, les Chinois nous ont laissé ce proverbe.

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05:47 Écrit par Rafaël dans à méditer | Commentaires (6)

23.01.2011

Être soi-même.

Des gens uniques, de par le monde,
Il en naît à chaque seconde.
Chacun de nous porte en soi
Une chose que les autres n'ont pas.
Les défauts et les qualités
Font un cocktail à mélanger
Pour obtenir ce petit goût
Celui qui n'appartient qu'à nous.

Les êtres humains sont si divers
Qu'il y a toujours sur la terre
Quelqu'un qui trouvera en nous
Ce qui lui manque par dessus tout.

Certains recherchent leurs contraires,
D'autres, c'est leurs semblables qu'ils préfèrent
Mais l'important c'est d'arriver
A s'accepter tel que l'on est.

Et chercher à s'améliorer
N'est pas forcément tout changer.
Quand on commence à s'apprécier,
L'entourage l'a vite remarqué,
Il essaie de savoir pourquoi
On se sent tellement sûr de soi.

Et tous ces gens qu'on admirait
Finissent par nous envier.
Car eux aussi, ils cherchent ailleurs
Ce qu'ils possèdent à l'intérieur.

Sophie.

08:04 Écrit par Rafaël dans à méditer | Commentaires (3)

22.01.2011

Surdiplômés.

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04:41 Écrit par Rafaël dans humour | Commentaires (4)

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