11.03.2011
Scoop porteur d’espoir.

Homologation du premier traitement oral contre la sclérose en plaques au Canada.
Réduction significative du taux de poussées de sclérose en plaques et de la progression de la maladie !
Dorval, Québec, ce 10 mars 2011, Novartis Pharma Canada Inc. annonce que GilenyaMC (fingolimod), son nouveau traitement contre la sclérose en plaques (SP), a reçu l'avis de conformité au Canada. GilenyaMC (fingolimod), est le premier médicament oral modificateur de l'évolution de la maladie mis au point pour le traitement de la sclérose en plaques cyclique (avec poussées et rémissions, aussi appelée SP rémittente) chez l'adulte, soit la forme la plus courante de la maladie. Contrairement aux traitements offerts jusqu'à présent et qui nécessitent tous des injections ou des perfusions régulières ou quotidiennes. Gilenya est offert sous forme de capsule à 0,5 mg à prise mono quotidienne par voie orale et constitue une option de traitement efficace et commode contre une maladie complexe et chronique. Gilenya est approuvé pour les patients qui ont essayé un ou plusieurs autres traitements contre la SP mais qui n'y répondaient pas adéquatement ou y étaient intolérants.
05:01 Écrit par Rafaël dans actualité SEP, SEP | Commentaires (6) | Tags : sep, gilenya
28.09.2010
Gilenya.
Novartis vient d’annoncer, ce 21 septembre, que la US Food and Drug Administration (FDA) a approuvé le traitement Gilenya (TM) (fingolimod) 0,5 mg par jour, sous forme d’une simple capsule, en traitement de première intention pour les formes rémittentes de la sclérose en plaques, les plus communes de la maladie. L’approbation de la FDA rend Gilenya le premier traitement oral indiqué pour les formes rémittentes de la SEP disponible aux États-unis, jusque là traitées par traitement par injection.
« C’est un jour important et encourageant pour les gens atteints de formes rémittentes – c’est-à-dire entrecoupées de périodes de rémission- de SEP aux États-Unis», a déclaré Nicholas LaRocca, vice-président de la Recherche à la National Multiple Sclerosis Society. « Cette nouvelle option de traitement conjugue une efficacité significative et le confort d’une simple capsule, c’est une alternative bienvenue aux injections fréquentes. »
Gilenya réduit la fréquence des poussées et contribue à ralentir l’accumulation des problèmes physiques causés par la SEP. Dans les essais cliniques, Gilenya a prouvé une sécurité une bonne tolérance sur plus de 2.600 patients participants aux essais cliniques, dont certains sont dans leur 7ème année de traitement, soit plus de 4.500 années - patients d’expérience.
Grâce à un mécanisme d’action novateur, Gilenya peut considérablement améliorer les résultats cliniques chez les patients atteints de formes rémittentes de la SEP lorsqu’il est utilisé conformément à l’étiquetage approuvé. Son approbation a été fondée sur un large programme d’essais cliniques et sur des données combinées provenant d’études cliniques : efficacité significative dans la réduction des récidives, dans le risque de progression de l’invalidité, et dans le nombre de lésions cérébrales détectées par IRM.
Gilenya est le premier d’une nouvelle classe thérapeutique appelés « récepteurs sphingosine 1-phosphate » (S1PR) modulateurs. Gilenya réduit l’attaque du système immunitaire sur le système nerveux central en conservant certains globules blancs (lymphocytes) dans les ganglions lymphatiques. Cela empêche les globules blancs d’atteindre le système nerveux central, où ils pourraient attaquer le revêtement de protection autour des fibres nerveuses, entraînant des dommages dans les cellules nerveuses. Le maintien de globules blancs est réversible si le traitement par Gilenya est arrêté.
Gilenya a été soumis à l’Agence européenne des médicaments (EMA). L’examen réglementaire de l’EMA est toujours en cours.
Sources : Novartis, National Multiple Sclerosis society (Visuels), traduction, adaptation, mise en ligne Yann-Mickaël Dadot, Santé log, le 22 septembre 2010, FDA
04:58 Écrit par Rafaël dans actualité SEP, SEP | Commentaires (6)
13.02.2010
CLARITY.

L’étude CLARITY que vient de publier le New England of Medicine sur l’usage de la cladribine dans la sclérose en plaques (SEP) est la suivante : « Le traitement par les comprimés de cladribine réduit significativement le taux de rechutes, le risque de progression du handicap et l’activité de la maladie évaluée à l’IRM à 96 semaines ». Le compte-rendu de l’étude, publié d’abord on line le 20 janvier, a utilisé une nouvelle formulation de la molécule en comprimés, développée par Merck Serono (groupe Merck KGaA, Darmstadt, Allemagne). Il s’agissait d’une étude de phase 3, phase qui précède immédiatement la disponibilité du médicament pour prescription aux patients.
Cette étude en double-aveugle versus placebo, de près de 2 ans, a suivi 1.326 patients présentant une forme rémittente récidivante de la SEP. CLARITY marque une avancée importante dans l’abord thérapeutique de la SEP selon le Dr Gavin Giovannoni (Queen Mary University London, Blizard Institute of Cell and Molecular Science, Barts and the London School of Medicine and Dentistry, Londres), investigateur principal de l'étude et l’un des auteurs de la publication.
CLARITY signifie CLAdRIbine Tablets Treating MS OrallY, MS pour multiple sclerosis, nom anglais de la SEP.
Les patients de CLARITY, atteints d'une forme rémittente récidivante de la SEP (selon les critères révisés de McDonald) ont été répartis dans l'un des trois groupes de traitement pour recevoir soit les comprimés de cladribine à l'une des deux posologies testées, soit un placebo (ratio 1:1:1). Au cours de la première année de l’étude, 2 (dose totale de 3,5 mg/kg) ou 4 (dose totale de 5,25 mg/kg) cycles de traitement par cladribine ont été administrés, chaque cycle correspondant à une administration quotidienne unique du produit pendant 4 à 5 jours consécutifs, ce qui signifie que les patients n'ont été traités par les comprimés que pendant 8 à 20 jours pendant la première année. Au cours de la seconde année, 2 cycles de traitement ont été administrés à tous les patients, ce qui signifie que les patients n’ont été traités par cladribine que pendant 8 à 10 jours pendant la deuxième année.
La formulation orale exclusive de la cladribine développée par Merck Serono est un médicament expérimental pour le traitement des patients atteints de SEP de forme rémittente. C’est une molécule de synthèse qui agirait sur le comportement et la prolifération de certains des lymphocytes qui seraient impliqués dans le processus pathologique de démyélinisation.
La cladribine a été soumise à d’autres études : ORACLE MS (ORAl CLadribine in Early MS), essai de phase 3 versus placebo de 2 ans pour évaluer efficacité et tolérance de la molécule en monothérapie chez les patients à risque de SEP (patients ayant présenté un premier événement évoquant une SEP) ; ONWARD (Oral Cladribine Added ON To Interferon beta-1a in Patients With Active Relapsing Disease), essai de phase 2 versus placebo conçu principalement pour évaluer la tolérance de la cladribine en complément chez des patients atteints d'une SEP récidivante et ayant présenté des signes de rechute sous interféron-bêta.
Source : Communication Merck Serono.
À suivre donc…
06:46 Écrit par Rafaël dans actualité SEP, SEP | Commentaires (0) | Tags : sep
24.08.2009
SEP - encore une piste.
Le 17 août dernier vous avez pu lire un article encourageant pour les personnes atteintes de sclérose en plaques http://carpe-diem-lbsp.skynetblogs.be/post/7220646/sep--du-nouveau.
Aujourd’hui, en voici un autre.
Traiter la sclérose en plaques via l'hypertension.
Un médicament contre l'hypertension artérielle serait efficace pour traiter la sclérose en plaques et empêcher, voire inverser, les paralysies qui en résultent, selon une étude conduite sur des souris de laboratoire dont les résultats ont été publiés lundi. Ces travaux ont été publiés dans les Annales de l'Académie nationale américaine des sciences (PNAS), datées du 17 août 2009.
Les chercheurs ont provoqué chez les animaux des lésions cérébrales similaires à celles responsables de la sclérose en plaques chez les humains. Certaines souris ont ensuite été soignées avec du lisinopril, un médicament générique contre l'hypertension artérielle développé par la firme pharmaceutique américaine Merck et commercialisé sous le nom de Prinivil.
Les souris ayant reçu le médicament ont produit un grand nombre de cellules immunitaires appelées lymphocytes T. Ces cellules empêchent chez les souris de laboratoire comme chez les humains les maladies auto-immunes dans lesquelles le système immunitaire attaque des cellules et tissus sains de l'organisme. Les animaux traités avec le lisinopril n'ont pas développé les symptômes de la maladie. Les souris déjà paralysées, elles, ont rapidement connu une disparition de leur paralysie, explique le Dr Lawrence Steinman, professeur de neurologie à la faculté de médecine de Stanford (Californie, ouest), principal auteur de l'étude.
Selon le Dr Steinman, les résultats de cette recherche laissent penser que le lisinopril pourrait avoir le même effet chez des personnes atteintes de sclérose en plaques ou même souffrant d'autres maladies auto-immunes. Le Dr Steinman souligne l'importance de tester le lisinopril et d'autres médicaments contre l'hypertension chez des malades atteints de sclérose en plaques.
Pour ce faire il s'efforce de mobiliser des fonds pour conduire des essais cliniques en 2010.
Source : AFP.
07:07 Écrit par Rafaël dans actualité SEP, SEP | Commentaires (2) | Tags : sep
17.08.2009
SEP – du nouveau.
Des chercheurs dominent la sclérose en plaques chez des animaux.
Un nouveau traitement expérimental pour la sclérose en plaques (SEP) rétrocède complètement cette affection auto-immune aux effets dévastateurs chez des souris, et pourrait agir exactement de la même façon chez les humains, selon des chercheurs de l'Institut Lady Davis pour la recherche médicale associé à l'Hôpital général juif de Montréal et de l'Université McGill.
Le nouveau traitement, nommé GIFT15, pousse la SEP en rémission en supprimant la réaction immunitaire. Cela signifie qu'il pourrait aussi être efficace contre d'autres maladies auto-immunes, comme la maladie de Crohn, le lupus et l'arthrite, soulignent les chercheurs et qu'il pourrait en théorie aussi contrôler les réactions immunitaires chez des greffés d'organe. Par ailleurs, contrairement aux thérapies immunosuppressives précédentes à base de médicaments chimiques, cette approche est une forme personnalisée de thérapie cellulaire qui utilise les propres cellules du corps pour supprimer l'immunité de façon beaucoup plus ciblée.
Le GIFT15 a été découvert par une équipe dirigée par le Dr Jacques Galipeau de l'Institut Lady Davis et de la Faculté de médecine de McGill. Les résultats ont été publiés le 9 août 2009 dans la revue Nature Medicine.
Le GIFT 15 se compose de deux protéines, la GSM-CSF et l'interleukine 15, fusionnées artificiellement en laboratoire. En temps normal, les protéines individuelles agissent généralement pour stimuler le système immunitaire, mais sous leur forme fusionnée, l'équation s'inverse.
« Vous connaissez ces animaux mythiques à la tête d'aigle et au corps de lion ? On les appelle des chimères. Dans un sens lyrique, c'est ce que nous avons créé », indique le Dr Galipeau, un spécialiste de renommée mondiale en régénération cellulaire affilié au Centre du cancer Goodman de l'Hôpital général juif et du Centre de recherche translationnelle sur le cancer de McGill. « Le GIFT 15 est une nouvelle hormone protéique composée de deux protéines distinctes qui, lorsqu'on les réunit, donne un effet biologique tout à fait inattendu. »
Cet effet, d'expliquer le Dr Galipeau, convertit les cellules B - une forme de lymphocytes B qui interviennent normalement dans la réaction immunitaire - en de puissantes cellules immunosuppressives. À la différence de leurs cousins mieux connus, les lymphocytes T, les lymphocytes B naturellement immunosuppressifs sont presque inconnus dans la nature et l'idée de les utiliser pour contrôler l'immunité est très nouvelle.
« Le GIFT 15 peut prendre vos cellules B ordinaires normales et les transformer - à la manière de Superman ou du Docteur Jekyll et de Mister Hyde - en cellules B régulatrices superpuissantes », poursuit le Dr Galipeau. « Et cela se fait dans une boîte de Pétri. Nous avons pris des cellules B normales de souris, nous les avons saupoudrées du GIFT 15, ce qui a donné lieu à cet effet Jekyll et Hyde. »
« Et après les avoir administrées par voie intraveineuse aux souris atteintes de sclérose en plaques, la maladie a disparu. »
La maladie doit être prise au tout premier stade, met en garde le Dr Galipeau, et des études cliniques seront nécessaires pour éprouver l'efficacité et l'innocuité du traitement chez les humains. Aucun effet secondaire important n'est apparu chez les souris, a-t-il ajouté, et le traitement a été complètement efficace avec une seule dose.
« Il est facile de prélever des cellules B chez un patient », indique le spécialiste. « C'est semblable à donner du sang. Nous les purifions en laboratoire, nous les traitons avec le GIFT 15 dans une boîte de Pétri et nous les redonnons au patient. C'est ainsi que nous avons procédé pour les souris, et nous estimons pouvoir procéder ainsi avec des patients. Ce serait très facile de passer à l'étape suivante, il s'agit seulement de trouver les ressources financières et les partenariats pour concrétiser le tout. »
Source : Université McGill de Montréal.
Article : A granulocyte-macrophage colony–stimulating factor and interleukin-15 fusokine induces a regulatory B cell population with immune suppressive properties.
Auteurs : Moutih Rafei, Jeremy Hsieh, Simone Zehntner, MengYang Li, Kathy Forner, Elena Birman, Marie-Noëlle Boivin, Yoon Kow Young, Claude Perreault & Jacques Galipeau.
Journal de publication : Nature Medicine
07:00 Écrit par Rafaël dans actualité SEP, SEP | Commentaires (4) | Tags : sep












